Vie religieuse
Servantes de Jésus-Marie : Évangéliser par l’adoration

Servantes de Jésus-Marie : Évangéliser par l’adoration

Les Servantes de Jésus-Marie font partie de la région de l’Outaouais depuis la fin du XIXe siècle. Elles offrent une véritable oasis pour les croyants de la région : il n’est pas rare que les catholiques s’y retrouvent pour se laisser transformer par leur œuvre d’adoration et de rayonnement eucharistique. Et que dire de ce qu’elles sont pour l’Église dans le « secret » ! Nous vous proposons ce texte qui nous fait découvrir la naissance de cette communauté.

Le projet d’une Congrégation nouvelle, vouée à l’Eucharistie et au Sacerdoce jaillit du Cœur de Dieu et s’infiltra doucement dans le cœur simple et ouvert d’une jeune québécoise, Éléonore Potvin, secondée par un prêtre d’origine française, l’abbé Alexis-Louis Mangin. Deux âmes ardentes, soucieuses de rendre au Seigneur amour pour amour, dans l’adoration et la louange.

Le centre de leur vie : Jésus dans son rayonnement eucharistique, et par un enchaînement logique, le service spirituel du sacerdoce.

L’idée d’une œuvre consacrée à la prière continuelle pour toute l’Église, et spécialement pour les prêtres, germe dans l’esprit du fondateur. De même, chez la fondatrice, le désir de se consacrer totalement au Seigneur dans la vie religieuse ne cesse de grandir en son cœur

Aiguillonnés par un feu intérieur qui les pousse de l’avant, une joyeuse espérance nourrit leur attente de la pleine lumière. C’est le temps des « longs désirs », des tâtonnements, des silences de Dieu, sans que vacille leur foi en l’intervention certaine du Très-Haut.

Et voici le moment de la grâce. Du 20 avril 1893 au 27 avril 1894, l’humble Éléonore est favorisée de manifestations surnaturelles au cours desquelles Marie, messagère de lumière, l’éclaire sur la route à prendre pour la réalisation des projets d’amour de Dieu sur elle. Avec prudence et sagesse, M. Mangin engage sa fille spirituelle à faire une retraite de probation à St-Hilaire de Rouville, sous la direction d’un confrère très avisé qui saura observer de près la jeune fille et vérifier l’authenticité des communications surnaturelles reçues. Temps d’obscurité et de souffrance pour la jeune Éléonore, mais aussi temps riche en grâces permettant un discernement tout à son avantage et des plus positifs vis-à-vis l’œuvre entrevue.

On peut maintenant hisser la voile et prendre le large sans appréhension vers un avenir prometteur. Il s’agit, selon le plan de Dieu, d’enrichir l’Église canadienne d’une nouvelle Congrégation religieuse vouée à l’adoration eucharistique et à la prière en faveur du sacerdoce.

Heureux et rassuré, M. Mangin pose sans délai les premières assises de la fondation entrevue. Le l0 décembre 1894, Éléonore Potvin fait discrètement son entrée dans la petite étable contiguë au presbytère et qui devient le berceau de la Congrégation. À Soeur Zita (nom de tertiaire adopté par Éléonore), il adjoint une compagne, Soeur Delphine, et propose à toutes deux un règlement de vie monastique austère, mais doux à leur coeur : silence, ascétisme, réclusion à l’intérieur du presbytère avec sortie uniquement pour se rendre à l’église paroissiale afin d’y assister à l’Eucharistie et y accomplir les autres exercices spirituels requis.

Source : http://www.servantesdejesus-marie.org/. Reproduit avec la permission des Servantes de Jésus-Marie.

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