La vocation au mariage

Comment discerner une vocation?

Voilà un des problèmes existentiels les plus complexes qu’un jeune chrétien (ou pas) peut rencontrer à l’aube de sa vie d’adulte.

Comment, en fin de compte, je peux être heureux? De façon générale, est heureux, celui ou celle qui réalise ce pour quoi il/elle a été créé(e). Créés à l’image de notre créateur, qui est amour, il y a fort à parier que c’est en aimant qu’on peut atteindre le bonheur. Or, qu’est-ce que l’amour? L’amour véritable, c’est le don de soi pour l’autre. Comment faire ça?

Eh bien, la première chose à savoir c’est que les vocations chrétiennes (au mariage ou à la vie consacrée) naissent souvent dans des familles chrétiennes.

Si la famille naturelle a – pour toutes sortes de raisons – peiné à favoriser cette éclosion, une famille d’adoption (la communauté chrétienne) pourra parfois pallier ce manque. C’est vrai pour l’appel à la vie conjugale : je ne connais que très peu de couples récemment mariés qui n’ont d’abord été longuement nourri du lait de l’Église – que ce soit à travers leur famille ou leur communauté. Mais c’est encore plus vrai pour l’appel au sacerdoce.

C’est mon cas aussi. Une bonne partie de l’éclairage est venu de longues discussions avec mes parents. Puis, quelques amis à l’église (prêtres ou déjà mariés) ont continué le « travail » déjà commencé dans mon cœur…

On trouve donc déjà ici un premier élément de réponse à la question posée dans l’intertitre. Le discernement vient de l’Esprit qui souffle et qui passe par des personnes bien concrètes (nos parents, nos frères et sœurs en Jésus, un prêtre, etc.).

Pour y voir clair

La lumière s’allume rarement tout d’un coup. Bien sûr, l’intensité de l’éclairage sur nos vies n’augmente pas de façon égale, sans soubresauts. Certains événements sont plus importants dans le cheminement, certaines paroles sont plus éclairantes.

Parlant de paroles… Dans mon expérience, le temps des fiançailles a été – pour celle qui allait devenir mon épouse et pour moi-même – un temps intense de fréquentation de la Parole de Dieu. On allait à la paroisse plusieurs fois par semaine pour y recevoir un peu plus de lumière sur nos vies.

Alors que tel évangile dénonçait un péché que je me cachais à moi-même et à ma fiancée, telle autre parole venait mettre la table pour une réconciliation. Et les sacrements de l’eucharistie et du pardon nous rapprochaient tout en nous rendant toujours de plus en plus libres!

Libres comme l’air

Les fiançailles chrétiennes sont un temps de discernement que se donne le couple pour valider (auprès d’eux-mêmes, auprès du futur conjoint, et auprès de l’Église) si c’est vraiment à ça que le Seigneur les appelle.

Les fiançailles sont d’abord un temps de discernement. Pas un temps d’organisation matérielle de la noce…

L’important, c’est de rester libre durant tout cette période, qu’elle dure quelques mois ou quelques années. Attention! Plus l’organisation « matérielle » est avancée, plus on a le bras dans le tordeur. Le véritable « oui » se dit devant l’autel, et pas en signant le contrat de la salle de réception.

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