Le Père Robert Choquette est entré à l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac en 1980. Il est présentement prieur et maître des novices.

Vie monastique

«Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.» Jn 4, 34

Pour saint Benoît, l’amour de Dieu et l’obéissance sont inséparables. «L’obéissance est le propre de ceux qui n’ont rien de plus cher que le Christ» (1), écrit-il dans sa Règle. Le moine sait que l’obéissance du Fils a libéré la nature humaine, et il obéit à son abbé parce qu’il veut imiter le Christ venu faire la volonté de son Père. L’obéissance que Benoît envisage n’est donc pas une obéissance machinale, ni une soumission qui mène à la perte de la personnalité, mais plutôt une obéissance pratiquée par amour. Elle ne concerne pas seulement l’exécution extérieure, mais elle exige aussi l’acceptation du cœur.

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Vie monastique

«Écoute, ô mon fils, les préceptes du maître, et incline l’oreille de ton cœur.» (1) C’est par cette phrase que commence la Règle de saint Benoît. Si ce dernier demande d’écouter, c’est pour mieux entendre Dieu qui parle au fond du cœur. Il n’y a pas d’écoute possible sans silence, et Dieu ne peut être entendu s’il y a trop de bruit dans l’âme. À l’Horeb, c’est dans le murmure d’une brise légère, plutôt que dans le vent puissant et le tremblement de terre, que le Seigneur passa devant Élie (cf. 1R 19,13).

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Saint Benoît demande à celui qui s’engage dans la vie monastique de promettre sa stabilité. Qu’entend-il par cela?

Benoît n’encourage pas le moine à s’installer dans une fausse tranquillité ou une fausse sécurité. D’ailleurs, dans sa Règle, il l’exhorte plutôt à se hâter et à courir dans la voie qui mène à Dieu. C’est pour lui permettre de rester fidèle au Seigneur et aux frères qui lui ont été donnés que Benoît sollicite cette promesse de celui qui s’engage. Les frères, provenant d’horizons divers et de caractères différents, ont été réunis par l’Esprit-Saint pour former une communauté, une famille, qui n’a qu’un but : chercher Dieu en suivant le Christ. En s’encourageant mutuellement, ils tentent tous ensemble de parvenir à la stabilité du cœur, à la paix en Dieu. La stabilité au sein d’une communauté et dans un même lieu leur procure le recueillement, les garde de prendre la fuite devant les difficultés et leur permet de se maintenir dans la bonne voie.

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Vie monastique

Alors que nous considérons surtout le travail dans sa dimension économique, saint Benoît l’envisage d’abord d’un point de vue spirituel. Il l’estime nécessaire à la vie du moine, car, écrit-il, «l’oisiveté est l’ennemie de l’âme» (1). Benoît enjoint donc à tous ses frères de travailler, mais, pour lui, l’attitude intérieure compte davantage que le résultat. Il voit dans le monastère «une école où l’on apprend le service du Seigneur» (2). Ainsi le moine s’applique-t-il à être au milieu de ses frères comme celui qui sert (cf. Lc 22,27). Le travail assigné à chacun doit être accompli en toute humilité, dans l’obéissance et en présence de Dieu. Benoît demande à l’abbé de veiller à ce que nul ne soit surmené.

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