7 astuces bibliques pour ne pas répondre à l’appel

J’aime beaucoup l’humanité des personnages bibliques. Ils ne sont pas parfaits, et c’est tant mieux. Même lorsqu’ils reçoivent un appel explicite de Dieu, ils doutent d’eux-mêmes et s’organisent pour ne pas répondre. Voici donc sept astuces bibliques pour ne pas répondre à l’appel de Dieu.

S’enfuir dans la direction opposée (Jonas 1)

Lorsque Jonas entend la parole du Seigneur qui lui demande d’aller à Ninive, il fuit dans la direction opposée à Tarsis sur un navire. Il voulait « échapper à la présence du Seigneur ». Malheureusement pour lui, il n’a pas réussi… Le Seigneur leva une tempête qui frappa son bateau. Un naufrage et un monstre marin plus tard, Jonas finit par aller dans la bonne direction.

Lorsqu’on ressent un appel, la fuite ne semble pas la meilleur option.

Blâmer une de ses faiblesses (Ex 4,10-17)

Lorsque Dieu envoie Moïse pour libérer son peuple, ce dernier hésite à cause de ses problèmes d’élocution : « Je ne suis pas doué pour la parole… J’ai la bouche lourde et la langue lourde. » Le Seigneur le rassure : « Va, je suis avec ta bouche et je t’enseignerai ce que tu devras dire. » Mais Moïse ne veut toujours pas : « Je t’en prie, Seigneur, envoie-le dire par qui tu voudras! » C’est alors que le Seigneur met Moïse en contact avec Aaron qui a la parole facile. Ensemble, ils pourront accomplir ce que Moïse ne pouvait pas faire seul.

Porter une mission à deux est certainement plus fructueux.

Rester centrer sur ses possessions (Mc 10,17-22)

Un homme vient voir Jésus. Leur discussion porte sur l’essentiel de la foi : l’amour du prochain et l’amour de Dieu. L’homme ressent le désir d’en faire plus. Jésus l’invite alors à donner ce qu’il possède aux pauvres et à le suivre. « À cette parole, il s’assombrit et il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. »

Ce conseil semble plus efficace. L’homme a réussi à ne pas répondre à l’appel de Jésus à cause de l’importance qu’il accordait à ses possessions. (Notons qu’il a aussi utilisé l’astuce #1 de la fuite avec un meilleur résultat que Jonas!)

S’endormir (Mc 14,32-42)

Au jardin de Gethsémani, Jésus amène avec lui Pierre, Jean et Jacques.  Il leur demande de veiller avec lui alors qu’il sentait la peur, la tristesse et l’angoisse. Mais, les trois se sont endormis. Après que Jésus les réveille pour leur demander à nouveau de veiller et de prier avec lui… et, ils s’endorment à nouveau! Exaspéré, Jésus leur dit (de façon ironique) : « Continuez à dormir et reposez-vous! »

S’endormir semble fonctionner. Pour ne pas répondre à un appel, quoi de mieux qu’une petite sieste et attendre à demain…

Mentir (Ac 5,1-11)

Ananias et sa femme Saphira ont choisi de vendre leur propriété pour remettre l’argent à la communauté chrétienne. Ils voulaient répondre à l’appel du partage des biens tel que vécu au début de l’Église. Jusqu’ici tout va bien. Mais, ils ont choisi de mentir aux apôtres au sujet de l’argent reçu pour la propriété pour en garder une partie pour eux-mêmes. Résultat : les deux meurent, foudroyés l’un après l’autre.

Bon, leur mensonge a été efficace pour ne pas suivre l’appel communautaire, mais la conséquence semble assez radicale. Le récit semble être construit pour les montrer comme un excellent contre exemple.

Demander la mort (Nb 11,4-6)

Moïse avait comme mission de mener le peuple en terre promise. Lors de la traversé du désert, le peuple se plaint à multiples reprises du manque d’eau et de nourriture. Le Seigneur s’enflamma d’une vive colère et Moïse prit mal la chose : « Je ne puis plus, à moi seul, porter tout ce peuple; il est trop lourd pour moi. Si c’est ainsi que tu me traites, fais-moi plutôt mourir. » Pour venir en aide à Moïse qui se retrouve seul et à bout de souffle, avec une tâche trop lourde, Dieu propose « le partage des tâches ». Moïse rassemblera soixante-dix personnes respectées du peuple, qui partageront à la fois l’esprit qui habite Moïse et son fardeau.

Heureusement, dans ce récit, projeter de s’enlever la vie n’est pas une méthode efficace pour ne pas répondre à l’appel.

Manquer de foi (Mt 14,22-33)

La nuit, sur la mer de Galilée, les disciples aperçoivent Jésus marcher sur l’eau. Leur première réaction est la peur. Jésus les rassure et il dit à Pierre de venir le rejoindre. Pierre, descend de la barque, marche sur les eaux et va vers Jésus. Mais, devant la violence du vent, il eut peur et coula. Jésus le sauva et lui dit : « homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? »

On comprend Pierre d’avoir eu peur. Il a quand même osé suivre Jésus sur l’eau. Mais, le récit précise qu’il n’a pas réussi à cause de son manque de foi. Manquer de foi est un bon moyen de ne pas répondre à l’appel.

En sommes, pour ne pas répondre à l’appel de Dieu, on peut employer toutes sortes de stratégies. Ces exemples ont montré que la fuite, blâmer une de ses faiblesses et demander la mort n’était pas idéal pour éviter un appel. Par contre, se concentrer sur ses possessions, s’endormir, mentir et manquer de foi semblent avoir fonctionné. Par ailleurs, peut-être que ces récits auraient eu une fin plus heureuse si les personnages avaient tout simplement répondu à l’appel de Dieu dès le départ.

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